![]() |
Le Comité de Jumelage REIMS - FLORENCE Dans le cadre de |
La Via Francigena

Via Francigena
Extraits du N° spécial N°24
Via Francigena : Elle passe sous le pont Fléchambault
Reims, une halte
sur la Via Francigena
REIMS, étape de
la Via Francigena
REIMS ... Champagne
Les sites à visiter
Ils ont balisé la Via Francigéna
L’association RP 51 – Randonneurs et Pèlerins
|
Au carrefour de nos routes, La Cathédrale de Reims
Lorsque des pèlerins ou des touristes s'arrêtent pour visiter la Cathédrale de Reims, ils posent tout de suite deux questions: - Pouvez-vous nous indiquer où se trouve l'ange au sourire?
- et puis, nous voudrions voir les
vitraux de Chagall. C'est dire combien notre Cathédrale est universellement connue et découverte chaque année par plus d'un million de visiteurs qui s'y arrêtent, comme à un carrefour incontournable. C'est dire aussi la chance que nous avons de pouvoir accueillir tant de visiteurs à qui nous essayons de montrer, non seulement des pierres, des statues et des vitraux de toute beauté, mais aussi un haut lieu spirituel qui peut donner à chacun, dans le respect de ses convictions, l'occasion de réfléchir au sens qu'il donne à sa vie. Le pèlerin qui chemine sur la Via Francigena ou le touriste qui s'approche en voiture de notre cité, découvrent de très loin la Cathédrale qui s'impose à lui. Jamais ailleurs l'harmonie et la puissance de ce prestigieux monument n'ont été égalés ! Et quand il pénétre à l'intérieur, la nef lui fait penser à la coque d'un immense bateau dans lequel tous les hommes se rassemblent pour une traversée: le voyage de leur vie sur terre.
Oui, la Cathédrale est bien un carrefour, une halte sur le chemin de la vie des hommes! Des le portail central, c'est Marie qui nous le suggère, en nous accueillant depuis le trumeau avec son fils dam ses bras, et en nous invitant à pénétrer à l'intérieur de l'édifice. En nous présentant Jésus, elle nous dit, comme à Cana: "Faites tout ce qu'il vous dira!" Marie, toujours au portail central de la Cathédrale, accueille aussi le message de l'ange, à l'annonciation: "Je suis la servante du Seigneur" et elle se met en route pour rejoindre sa cousine Elisabeth qui attend le petit Jean Baptiste. Elle n'hésite pas à faire le chemin vers une ville de la montagne de Judée, pour soutenir sa cousine dans sa grossesse. Là encore, il s'agit bien aussi d'un chemin intérieur vécu par ces deux femmes: "Heureuse celle qui a cru aux paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ", s'écrie Elisabeth en accueillant Marie! Sur la gauche de ce même portail, une autre femme nous est présentée: la Reine de Saba qui n'a pas hésité, elle aussi, à se mettre en route et à faire un long chemin pour rencontrer Salomon et découvrir sa sagesse. Image de tous ceux qui se mettent en route, aujourd'hui encore, et qui frappent à la porte de nos églises, pour découvrir quelque chose de l'évangile qui pourrait donner sens à leur vie! Dès que le temps le permet, les deux portes de notre Cathédrale sont grandes ouvertes, comme pour inviter le visiteur de passage à y pénétrer et à faire un chemin intérieur. En découvrant de chaque côté du portail la Vierge Marie et la Reine de Saba, nous comprenons que tout homme est invité à entrer, quel que soit le sens de sa démarche ou le désir de son cœur ! "Je te cherche, mon Dieu!" L'histoire de notre Cathédrale nous fait également découvrir des personnages qui se sont mis, eux aussi, en route: - Clovis fit un long chemin vers la foi, qui aboutit à son baptême par l'évêque saint Remi, en 496 ou 498, entouré de sa femme Clotilde et de l'ermite Montan qui l'ont beaucoup soutenu dans son cheminement - Tous ces Rois - au total 28 - qui, à la suite de Clovis, firent le voyage à Reims pour venir se faire couronner dans la Cathédrale des Sacres. - Saint Jean Baptiste de La Salle, chanoine de la Cathédrale de Reims et fondateur de l'institut des Frères des écoles chrétiennes, qui abandonna sa charge à la Cathédrale, pour s'occuper de l'instruction des enfants des rues de Reims. Quel beau cheminement intérieur! - Et puis, au siècle dernier, le Général de Gaulle et le Chancelier Adenauer venus sceller à Reims la réconciliation de la France et de l'Allemagne, dans une Cathédrale qui avait subi tant de blessures lors de la guerre 1914-1918. L'ange au sourire, toujours sur la façade, donne à tous l'image d'une réconciliation toujours possible entre les peuples, entre les groupes sociaux, entre les membres d'une même famille, et dans le cœur de chacun. Son sourire, si bien inscrit dans la pierre, est une invitation permanente pour tous ceux qui passent à la Cathédrale, à trouver des chemins de réconciliation et de paix. - Enfin, le Pape Jean Paul II, venu à la Cathédrale en septembre 1996, rencontrer les chrétiens de France et du diocèse à l'occasion du 15ème centenaire du baptême de Clovis, pour les inviter à retrouver les racines de leur foi et à poursuivre leur chemin avec un nouveau dynamisme. Oui, la Cathédrale de Reims est bien ce carrefour, cette halte sur le chemin de chacun de ceux qui y passent, pour les stimuler à poursuivre leur route et à persévérer dans la foi. Elle est aussi, pour ceux qui ne sont pas croyants un havre de réconciliation et de paix qui les invite à se poser des questions sur le sens qu'ils donnent à leur vie. Elle est un peu comme cette auberge; au bord de la route, où l'homme blessé a été conduit par le Bon Samaritain, pour panser ses plaies et pour refaire ses forces, afin de repartir sur le chemin de sa vie. Ce Bon Samaritain de la parabole qu'illustre le magnifique vitrail de Marc Chagall, dans la chapelle d'axe de notre Cathédrale, comme pour dire h tous ces Rois qui venaient se faire couronner à Reims, et à tous les visiteurs qui s'arrêtent pour contempler le vitrail: "Votre premier souci doit être de vous mettre au service des petits et des pauvres, de tous ceux qui restent au bord du chemin." Message qui vaut pour tout homme, quelle que soit sa religion, sa nationalité, sa condition sociale. C'est sur la manière dont nous aurons conduit notre vie et dont nous nous serons ouverts aux autres que Dieu pèsera le poids de notre vie, tout en sachant qu'en Jésus, le "Beau Dieu" qui nous est présenté au portail du jugement dernier (portail nord), nous avons non pas un juge qui veut nous condamner, mais un défenseur qui nous tend sans cesse la main ! Oui, au carrefour de nos vies, la Cathédrale de Reims est bien ce havre qui peut si bien nous parler d'un Dieu qui nous aime et qui se fait sans cesse notre hôte!
REIMS, ETAPE DE LA VIA FRANCIGENA Les plus anciens témoignages A la fin de son Histoire de l'Eglise de Reims, rédigée vers 950, le chanoine Flodoard, traitant de l'église Saint-Hilaire-hors-les murs, relate des miracles qui se sont produits de son temps. Dans le cimetière avait été enterré jadis un Ecossais, serviteur de Dieu. Comme son nom et le souvenir de sa sépulture étaient oubliés, il se révéla par plusieurs visions à des habitants de la ville et au curé, racontant que se rendant à Rome avec des compagnons, il avait été tué par des brigands sur les bords de l'Aisne et avait été enseveli à Reims; il fit connaître qu'il s'appelait Mérolilan. Quand on ouvrit le cercueil à l'endroit qu'il avait indiqué, il en sortit une odeur si douce que jamais on n'avait senti un parfum aussi délicieux, l'odeur de sainteté. Ses reliques devinrent alors objet de vénération. L'histoire de Mérolilan n'est connue par aucune autre source et cet obscur pèlerin doit à Flodoard de ne pas être tombé dans l'oubli. Nous ignorons quand il vécut. Plusieurs dizaines d'années sans doute avant les manifestations surnaturelles qui ravivèrent son. souvenir sous l'épiscopat d'Artaud, dans les années 931-940. La localisation de cet épisode ne pose aucun problème, encore que le fidèle qui voudrait se recueillir aujourd'hui à l'emplacement de la tombe de Mérolilan prendrait des risques inconsidérés. Il lui faudrait se rendre sur le terre-plein central d'une vaste esplanade, dénommée aujourd'hui place de la République, cernée de toutes parts par un flux continu et giratoire de véhicules en tous genres. C'était nettement plus calme dans le Haut Moyen Age: nous nous serions trouvés à quelques dizaines de mètres des remparts édifiés sous l'Empire romain finissant pour protéger la cité de Reims des raids barbares, remparts ayant transformé l'antique arc de Mars en porte de ville ; dégagé de sa gangue fortifiée, l'arc existe toujours. Extra muros, le long de la voie romaine, qui prolongeait le cardo, se trouvait l'une des nécropoles de Reims ; beaucoup moins importante que celle qui bordait l'extrémité méridionale du même axe et avait donné naissance à de multiples sanctuaires - dont Saint-Remi - elle avait été dotée néanmoins d'une basilique funéraire dédiée à saint Hilaire. Au début du Ville siècle l'évêque Rigobert, qui passe pour le fondateur du chapitre, l'avait donnée aux chanoines pour leurs sépultures. L'endroit était donc familier à Flodoard. L'église en question disparut en 1359 ; elle fut rasée à l'approche du siège de la ville par les Anglais, afin quelle ne put servir à couvrir une offensive ennemie. Voilà donc un témoignage capital de l'existence de cette route de pèlerinage qui franchissait l'Aisne à Berry-au-Bac, le lieu du crime, plusieurs dizaines d'années avant le récit de Sigéric de Cantorbéry détaillant la via francigena. Un saint écossais accueillait les pèlerins au nord de la ville. Au sud c'est Patrick, le saint irlandais par excellence, qui faisait l'objet d'un culte. Une de ses reliques avait été donnée par Aupais, fille de l'empereur Louis le Pieux, au monastère Saint-Pierre-le-Bas, puis transférée vers 970 dans la chapelle Saint-Michel construite au-dessus de la porte Basée, symétrique de la porte Mars. Qu'un Ecossais et un Irlandais aient veillé sur l'entrée et la sortie empruntées par les voyageurs d'Outre-Manche est très révélateur du cas que l'on faisait à Reims.
Le pèlerin anglais le plus connu est le jeune Burchard, fils du comte de Mercie, Aelfgar, mort d'une "forte fièvre" à l'abbaye Saint-Remi de Reims alors qu'avec d'autres nobles compagnons il accompagnait à Rome l'archevêque d'York Aldred en 1061. Il fut inhumé dans le chœur de l'abbatiale. Un tel honneur ne peut s'expliquer que par une illustre origine assortie de considérables donations. Aelfgar était un des principaux chefs de l'aristocratie anglaise à la veille de la conquête par Guillaume de Normandie. Outre des terres dans le diocèse de Chester il fit présent aux moines d'un livre exceptionnel qui reste aujourd'hui une des pièces rares de la Bibliothèque Municipale de Reims, connue sous le nom d'évangiles anglais. C'est un manuscrit de luxe, conservé jadis dans une reliure d'ais recouverte de velours rouge et d'une plaque ornementale. L'écriture caroline est rehaussée d'initiales bleues et rouges, les dix canons ont reçu un encadrement de colonnes dorées à remplissages d'acanthe; les figures des quatre évangélistes, inspirées de l'école de Winchester, allient la vigueur du dessin à la fraîcheur du coloris. Le familier des manuscrits carolingiens de la France du nord retrouvent là un style connu; l'arrivée à Cantorbéry à la fin du Xè siècle du psautier dit d'Utrecht, le chef d'œuvre du scriptorium installé par l'archevêque Ebbon à l'abbaye d'Hautvillers (vers 820-830), a rendu considérable l'influence de l'école de Reims en Angleterre. Cette circulation des œuvres révèle celle des hommes aux Xè-Xlè siècles.
REIMS ... CHAMPAGNE
Reims, ville riche d'art et de histoire, ouvre ses portes aux touristes qui viennent visiter les lieux et les monuments qui ont reçu la reconnaissance du Patrimoine Mondial de l'Unesco. Il est aussi agréable de flâner dans les rues de la ville, soit le jour soit la nuit, et découvrir la beauté de nombreux raccourcis, des monuments et des musées. Ils sont des témoins précieux de l'histoire millénaire de Reims, à partir de l'époque romaine jusqu'à l'ère contemporaine, en passant par la splendeur de l'Art Déco. On peut savourer le plaisir et le charme de la patrie du Champagne et du berceau de la gastronomie. Il y a 250 kilomètres de caves et de tunnels typiques souterrains creusés dans le terrain déplâtre (crayeres) d'origine gallo-romaine et ils peuvent être visités. La Route Touristique du Champagne est un agréable itinéraire œno-touristique à travers les vignobles du Département de la Marne. Cet itinéraire donne la possibilité de visiter les grandes Maisons qui produisent du champagne et leurs caves. L'amusement ne manque pas, grâce au rythme vibrant de la ville: Reims est riche de spectacles d'animation, •manifestations culturelles et folkloriques, concerts, festivals musicaux et artistiques. Reims, un coffret de trésors précieux et inconnus . La ville de Reims est connue par tout le monde pour la cathédrale gothique, mais souvent on oublie que dans la ville il y a beaucoup d'autres trésors. En visitant la ville, vous pouvez découvrir ses richesses inattendues. Quatre monuments de la ville sont inscrits dans la liste des biens architecturaux reconnus par le Patrimoine Mondial Unesco: la Cathédrale Notre-Dame, le Palais du Tau (où il y a le musée de la cathédrale), l'abbaye et la basilique Saint-Remi, dédiée à l'évêque qui la nuit de l'année 497 baptisa le roi Clovis. Le Musée des Beaux Arts contient une des plus belle! collections de la province. Elle offre un ensemble de portraits de Cranach, une série de26paysages peints par Corot et des ouvrages des courants artistiques du XIX siècle. A Reims il y a beaucoup de splendides créations architecturales des années 20 du siècle dernier et l'Art Déco triomphe. La Bibliothèque Carnegie, la Villa de Maître Douce et l'Eglise Saint Nicaise, qui ont été réédifiés pendant les travaux de reconstruction de la ville après la Première Guerre Mondiale, en sont la démonstration évidente, comme les autres nombreux trésors de cette époque que l'on peut découvrir dans les coins de la ville, dans le façades des palais et dans les décorations les plus simples. Reims est la ville des maîtres du verre est elle est célèbre même pour les magnifiques vitraux des églises: celles qui remontent au XII et-XIII siècle, les contemporaines de Marc Chagall dans la Cathédrale, celles de Viera, Silva et Sima dans la Basilique Saint-Remi ou celles de René Lalique dans l'église Saint Nicaise. Un des derniers exemplaires de cirque en maçonnerie de France, honoré par Sarah Bernhardt ou Johann Strauss ou par d'autres personnalités importantes, se trouve à Reims. Reims, qui a été marquée par les guerres, mais reconnue comme symbole de la paix, propose une collection militaire de grande valeur. Elle rappelle que la ville a été un point d'appui pendant la Première Guerre Mondiale; en plus, c'est à Reims qu'on a signé l'acte qui a conclut la Deuxième Guerre Mondiale en Europe (7 Mai 1945). Reims est aussi une étape importante au tout au long de la Via Francigena. Rendez-vous avec les grands monuments de l'histoire Chaque grand moment de l'histoire de France a déterminé et modelé le développement de la ville. La présence de monuments ou édifices bâtis dans des époques très différentes de l'Antiquité au Moyen Age, de la période classique à l'ère moderne et contemporaine nous permet de parcourir deux mille années d'histoire française. Reims réfléchit complètement l'histoire de France'. Vie, passion et mémoire 25 guides collaborent avec l'Office de Tourisme de Reims, qui a eu la reconnaissance d'Office à 4 étoiles. Il offre une vaste gamme d'itinéraires pour les touristes, qui peuvent découvrir la richesse du patrimoine culturel de la ville capitale de la région du champagne . Nous vous souhaitons un magnifique séjour à Reims... Champagne! Office de Tourisme de Reims
12 Bd du Général Leclerc
51100 REIMS-France
Patrick Demouy |
|
|
Malgré les efforts d'associations et d'institutions, dont l'Union européenne, la Via Francigena, itinéraire historique qui passe par Reims reste méconnu. Pourtant ses atouts sont de tous ordres : spirituels, touristiques, culturels et économiques. Il est défini depuis le voyage de l'évêque de Canterbury, Sigéric, qui en 990 se rendit à Rome pour chercher le pallium, signe de sa charge. Il était accompagné d'un scribe qui notât scrupuleusement le nom de toutes les communes traversées en Angleterre France, Suisse et Italie. Les pèlerins ont emprunté de tous temps ce chemin, déclaré itinéraire européen en 1995. Le comité de jumelage Reims-Canterbury a par le passé aidé diverses manifestations sur ce thème mais force est d'avouer qu' elles sont restées confidentielles. En bonne voieCependant l'espoir renaît : en août, une équipe italienne est venue faire un reportage sur Reims pour le numéro de décembre de la brochure éditée la Via Francigena. Il en a résulté 10 pages de qualité dans un ouvrage qui a été présenté récemment en mairie de Reims. On peut y lire les interventions du maire, du père Guerlin, de Patrick Demouy et de Michel Feck, textes accompagnés de magnifiques photos. L'accueil de la délégation avait été organisée par le comité Reims-Canterbury avec le soutien de l'office de Tourisme de Reims et du comité Reims-Florence. Les Italiens ont recontré le maire Jean-Louis Schneiter, en présence du Dr Harry Cragg, « leader of thé council of Canterbury », de représentants du Gal Artois et des Chemins d'Europe. L'association italienne, présidée par Massimo Tedeschi, a pour ambition de regrouper toutes les villes concernées en balisant le parcours, comme sur la partie italienne. La ville de Canterbury a posé la pierre du km 0 le 24 novembre dernier. De son côté, l'association Randonneurs et pèlerins 51 travaille à la « redécouverte de la Via francigena » et son balisage a aussi été annoncé lors d'un forum tenu à Reims le 2 décembre. Au printemps, la RAI viendra faire un reportage sur l'étape rémoise. La brochure est proposée sur www.rivistaviafrancigena.it Les personnes désireuses de collaborer au projet peuvent en obtenir un exemplaire gratuit auprès de la présidente de Reims-Canterbury. Extrait de l'union du 5/1/2007
|
|
|
|